dimanche 22 février 2009

56 - Magic position.

"La douleur est naturelle. La surmonter est une question de choix."
J. Eugenides, Virgin Suicides.

Je ferme ce blog, enfin j'y retournerai peut-être de temps à autres histoire de vider mon sac, mais ce ne sera plus ma priorité. Il est temps d'être pudique de l'âme un peu !
Bon, j'en ouvre un autre anyway, parce que comme chacun le sait je ne peux pas m'empêcher de raconter ma vie, j'aime qu'on me lise, qu'on me stalke, j'aime faire passer des messages subliminaux (ou très clairs) dans mes articles et faire comme si j'avais rien dit, enfin bref, j'aime bien blogger quoi t'vois (ça peut être sympaaaaaa (private joke)).

Oh et pendant que j'y pense, je suis toujours à la recherche du gus dont l'IP est basée à Yvette (dans le centre, blabla). Fripon je veux savoir qui tu es, tu connais ma vie par coeur et moi je connais même pas ton nom ni rien, alors sois mignon et mail moi : candykillsdandies@hotmail.fr. Cimer, j'aime pas les mystères (ni ça ni les glaces degueu là).

Bref, see you on morningaftermidnight.

Humeur : déterminée.
B.O. : Not a problem - Black Lips.

dimanche 15 février 2009

55 - Lesions in the brain.

"J'crois que je suis en train de faire une énorme connerie. Là, comme ça, je ne pourrais même pas clairement l'expliquer, mais je sens que je ne pas sur le bon chemin. J'ai préféré me protéger, j'ai pris le risque de ne plus prendre de risque justement, j'ai repoussé tout le nocif que tu pouvais m'apporter, mais en rejetant ça, j'ai aussi dit adieu à tout le bien que tu aurais pu me procurer. Je sais pourtant que c'était la meilleure des décisions à prendre, celle que toute personne sensée aurait prise. Mais je ne suis pas une personne sensée moi, je suis une kamikaze dans l'âme, altruiste jusqu'au bout. Alors qu'est-ce qui m'a pris ? Qu'est-ce qui m'a pris de te rayer comme ça de mon univers ? Dieu seul le sait (comme le dit si bien Gaspirator). Je crois que j'en ai eu marre d'attendre que tu daignes bouger ton fion jusqu'à moi jusqu'au bout, je sais que tu en avais envie, mais ma patience a des limites, limite atteintes sans que je contrôle quoi que ce soit. Tu me manqueras, tu me manques déjà, mais je n'ai pas le choix, je dois me forcer à te foutre en arrière plan comme tu l'as fait toi pendant des mois. Je reviendrai peut-être. Sûrement même. Mais j'ai besoin à présent de prendre soin de moi, qu'on prenne soin de moi. Et qui sait, quand je serai guérie..."

Bon et sinon trêve de cacaterie, je vais peut-être, j'ai bien dit PEUT-ÊTRE arrêter ce blog. C'est pas que ça regorge d'ondes négatives mais si quand même. Et puis c'est le temps des changements, des ménages de printemps, des nouvelles coupes de cheveux (toi, la coiffeuse de chez Jean-Louis David si j'te croise t'es morte), de tout ça quoi. Alors ouais, peut-être bien que je vais arrêter de pisser en public et que je vais le faire comme quelqu'un de pudique : normalement cachée.

Humeur : angoissée.
B.O. : Yellow sun - The Raconteurs.
Pic : J'sais pas d'où ça sort, enfin je l'ai trouvée dans les photos Myspace de Van.

dimanche 8 février 2009

54 - Magpie.

Je crois que je pourrais mettre le nez dans ce bout de tissu durant des heures. Jusqu'à le vider de son odeur, qu'elle soit en moi, au delà de mes pores. Ce tissu un peu rêche, un peu vieux et abîmé, un peu trop fin, tellement rien mais qui pourrait devenir si important, voire indispensable. Je m'y plonge, encore et encore, sans m'en lasser, jusqu'à ne plus différencier l'Odeur de l'air neutre de ma chambre. Et ça m'apaise. Serais-je déjà foutue ?

Edit du lendemain :
Voilà, je ne sens plus rien. Je crois que j'ai tout pris. Et... finalement je crois que j'aurai pas du. Faudrait peut-être que je cloue mes putains de pieds à terre, et que j'arrête de croire que les ailes me pousseront un jour dans le dos. J'écris, j'écris sans cesse de la merde pour tâcher de me l'auto-persuader, mais ça ne marche pas. Je ne suis rien, ou du moins pas grand chose, je n'existe pas pour la plupart des gens, alors que eux occupent parfois une place considérable dans mon univers. Jamais je n'aurai le charisme et le charme de ces gens que l'on admire, qui fascinent. J'aimerai fasciner. J'aimerai être une chose dont on ne pourrait pas se passer. C'n'est pas pour rien que j'ai choisi comme pseudo "Heroin". Je suis passée de "Candy" à "Heroin", oui toujours le Velvet Underground, mais que voulez-vous. Je suis passée d'un bonbon, auquel on peut devenir superficiellement accro, à une drogue dure. J'aimerai me donner de l'importance. Non, j'aimerai que l'on me donne de l'importance. L'importance que je mérite, pas celle que je ne supporterait pas.

J'aimerai te FASCINER, t'intriguer, t'intimider, te rendre aimable, te rendre aimant, et t'attacher.



Humeur : pensive.
B.O. : Magpie - Patrick Wolf.
Pic : Cole Mohr.

vendredi 6 février 2009

53 - There's always the sun.

Je perds le contrôle de pas mal de trucs ces temps-ci, et je sais pas tellement pourquoi. Tout à l'heure j'y réfléchissais sous ma douche. J'crois qu'en fait, je suis tellement persuadée que si je vis ma vie c'est pour la rater que, dès qu'il m'arrive des trucs chouettes/normaux/rassurants, je fais tout pour les mettre en pièce. Involontairement. Involontairement oui, parce que j'aimerai bien réussir ma vie, avoir un bon job non déprimant (donc qui consisterait à faire un truc qui me plait, pas me lever trop tôt et pas me coucher trop tard), avoir un mec cool, pas forcément normal mais qui soit dans le même trip que moi, un peu pertinent et un peu fou, j'aimerai bien aussi avoir de l'argent mais pas trop, histoire de pas en abuser, avoir toujours les mêmes amis jusqu'à la fin, avoir un appart sympa à Paris ou en banlieue proche (Mantes je te fuirai un jour, croix de bois, croix de fer), pouvoir voyager un peu partout etc... Être libre et heureuse quoi. Joie.
A la place de ça, j'ai un job qui ne m'intéresse pas le moins du monde et dans lequel je ne m'investis guère (dangereeeux), je n'ai pas de mec mais je suis entourée de psychopathes notoires (ou de mecs cool mais pas clairs dans ce qu'ils font. Ouais nan des psychopathes quoi), et trop peu d'argent pour me casser de chez moi. Alors quand c'est comme ça bah j'picole pour oublier et total ça amplifie toute la cacaterie de ma vie. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de moi-même hein ? J'vous le demande bien tiens.

Bon sinon un truc cooloss quand même à raconter, le concert des Stranglers hier soir. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais en gros, on a bu gratuit (putain de rhum blanc rempli à la moitié d'un grand verre -___-"), le concert était génial même s'ils n'ont pas joué Don't bring Harry, on est allés backstage après, avec alcool à volonté encore une fois, accoudés au bar avec Jean-Yves Lafesse et Dani, puis posés en haut des marches pour observer tout ce beau monde, en ne réalisant pas où on était. Je crois que je me rappelerai de cette soirée toute ma vie tellement j'étais... troublée. Et je ne pense pas être la seule.


Humeur : Effrayée.
B.O. : The stranglers - always the sun.
Pic : Dan Elstone.

mercredi 4 février 2009

52 - I wanna be beside her, she wanna be admired.

"J'ai l'impression de la perdre mais elle s'en fout. C'est peut-être ce qu'elle cherche après tout. Je l'ai sûrement lassée à force. Tout se fait et se défait, c'est bien connu, mais je pensais pas que nous ça se déferait si vite. Elle lâche ma main, je ne tiens plus que le bout de ses ongles. Elle s'amuse à me faire du mal mentalement et physiquement, ça l'amuse, et moi je me tais parce que j'estime ne rien avoir à dire pour ne pas aggraver cette situation déjà si blessante. J'ai des bleus souvent, je saigne parfois, mais "ça" doit être pour la bonne cause. Quand je la regarde dans les yeux, ce n'est plus elle que je vois, mais la fille que des centaines de gens croisent dans la rue sans connaitre. Et elle quand elle me regarde... non en fait elle ne me regarde même plus, elle m'a placée dans son paysage, dans le fond du tableau, oui, tout au fond derrière les arbres, dans les couleurs sombres. Dans ce même tableau, on voit quelques autres personnages au premier plan. Ils sont peints avec soin et minutie, elle s'est appliquée à les dessiner dans son monde. Et moi je ne suis qu'un petit gribouilli, là, tout au fond, enfoui.
Mais tout ça elle s'en fout... elle s'en fout... elle s'en fout."


Humeur : babebibobu.
B.O. : What ever happened - The Strokes.
Pic : Nina Hartmann.

lundi 2 février 2009

51 - LAVOISIEEEEEEEEER !

Se défoncer pour oublier, deux fois en deux jours, et violemment. V'là ti pas que je me mets à devenir une djeuns lambda ? Bon. Racontons. Je sais j'suis pas obligée.

Samedi soir. Ca croque sous les dents, c'est degueu, pis en plus c'est moisi. Je me demande à chaque instant "Mais pourquoi on fait ça déjà ?" et Jude me réponds "Parce qu'on est malheureuses" en riant. J'approuve. Donc voila, on mange on mange on mange, puis on s'isole toutes les trois, en compagnie de notre fidèle accolyte qui tiendra le rôle de nounou en cas de bobo ce soir. Au bout d'une demie heure on éclate de rire pour rien, on a chaud, puis froid, puis chaud, puis on tremble comme jamais. La lumière de la pièce a changé, on a l'impression que tout est enfumé alors qu'en fait non. Perso (et je suis bien la seule visiblement), je vois mes amies en contraste, les rideaux bouger, puis les murs, et je vois aussi les verres à shot se remplir à l'envers tous seuls. Wow. Après je ne saurai dire ce qu'il s'est passé, je sais qu'on est passées par plein de phases, euphoriques, philosophiques ("Si on boit pas d'eau, on meeeeeeeeeeurt !"), posées genre hypnotisées. Bref, complètement désaxées les nanas. C'était cool, pas GENIALISSIME mais coolosse.
Bon ensuite on dort blabla, le lendemain je m'en vais en direction du Père Lachaise avec Vincent et ses (deux) amis pour picoler en l'honneur du Lézard roi. Malheureusement les vilains gardes nous ont gentillement fait comprendre que 1) l'alcool est interdit dans le cimetière 2) ils nous traqueraient si on ne respectait pas le 1). Du coup bah on est allés se cacher du côté de chez Montand, Signoret et Bernhardt. Hop, une bouteille de finie. Puis vint la seconde. Finalement le froid a eu raison de nous, et on a décidé de continuer la soirée au chaud. Episode 2 : nous voilà chez Vincent, zouip, une bouteille de rhum blanc de descendue. Puis après on s'est vite attaqués à celle de son cousin ambré. Après je ne me souviens plus tellement de ce qu'il s'est passé, mises à part quelques engueulades mineures, deux ou trois claquements de portes, et de la musique très forte dans les oreilles. J'aime bien nous revoir tous réunis autour du micro en train de hurler des paroles en yaourt. Mais j'aime aussi me souvenir de The end, où on était assis à trois, en se prenant par les épaules, en étant complètement ailleurs, complètement déconnectés. Ennivrés. C'est plus qu'adéquate comme mot tiens.

Après ces péripéties de l'âme, rien n'était oublié. Confessions "sur l'oreiller" : "Il n'y a qu'un seul mec qui m'ai jamais aimé", "Je le reverrai plus jamais et ça me crève" versus "J'ai peur d'être seul". Ô JOIE.


Humeur : hagarde (ça se dit ?)
B.O. : The end - The doors.
Pic : Post secret.

vendredi 30 janvier 2009

50 - A gun and me alone... Let me collect dust.

"Just because I don't say anything,
Doesn't mean I don't like you.
I open my mouth and I try and i try
But no words came out.

(...)

And besides your probably holding hands
With some skinny, pretty girl that likes to
Talk about bands and
All I wanna do is ride bikes with you,
And stay up late and maybe spoon."

TOUT SIMPLEMENT.

Humeur : Fatiguée de faire le yo-yo.
B.O. :
Nothing came out - The Moldy Pe
aches.
Pic : Post secret.